A l’Admiral Kino, embarquez pour le bon cinéma !

Admiral Kino

Admiral Kino, Wien 2018 – Photo JYR

Dans la Burggasse (7ème arrondissement de Vienne), pas très loin du centre ville et à proximité d’une des nombreuses stations de métros construites par Otto Wagner (1), l’Admiral Kino (2) est un superbe cinéma, délicieusement rétro !

Fondé en 1913 sous la monarchie, il a survécu à la fermeture des grands cinémas et poursuit depuis plus d’un siècle, la tradition du cinéma à l’ancienne avec sa salle unique de moins de 100 places, son foyer, le coin bar, quelques tables, de nombreuses affiches, en un mot, un décor superbe !

Mais surtout, de très bons programmes avec une dominante de films européens, et des copies en VO (euh, en version originale !) sous-titrées.

Je vous recommande en particulier le dernier film que nous y avons vu, « La promesse de l’aube » (3), d’après le célèbre roman autobiographique de Romain Gary, magnifique !

Un lieu sympa, donc, et une bonne idée pour voir de bons films en français (mais aussi en anglais ou en espagnol) et … en même temps, travailler son allemand !

(1) Un des plus célèbres architectes viennois, chef de file du « Jugenstil » (Art nouveau) – Voir mon article  » D’un Wagner, l’autre ».
(2) http://www.admiralkino.at/
(3) un film d’Eric Barbier, sorti en décembre 2017, avec Charlotte Gainsbourg, Pierre Niney, Didier Bourdon ….
NB : Admiral, Amiral ?? Par contre, je cherche toujours pourquoi de nombreux établissements du quartier portent ce nom … Je vous tiens au courant !
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Benjamin, Georges et moi !

 

 

 

Toujours très étonné, au fil de mes promenades dans Vienne, de voir ces câbles courir le long des façades et s’enfoncer dans le sol.

En levant la tête, on peut voir les paratonnerres qui en sont la prolongation et … la justification.

Il s’agit, semble-t-il , d’une obligation en Autriche contrairement à la France (1).

C’est d’ailleurs, apparemment, l’inverse pour les détecteurs de fumée !

Vous le saviez peut-être, l’invention du paratonnerre est due à Benjamin Franklin (*), célèbre « écrivain-naturaliste-inventeur-homme politique » américain, et grand ami de la France.

Pour les conaisseurs-ses, c’est ce que nous rappelle joliment Georges Brassens dans « L’orage » :

« Pauvre malheureux mercenaire,
Contraint d’ coucher dehors quand il fait mauvais temps,
pour la bonne raison qu’il est représentant
D’un’ maison de paratonnerre.  […]

J’en partage la conclusion :

« […] le plus grand amour qui m’ fut donné sur terr’
Je l’ dois au mauvais temps, je l’ dois à Jupiter,
Il me tomba d’un ciel d’orage … »

C’est beau, non, un coup de foudre ?!

 

(1) Il ne faut pas confondre paratonnerre et parafoudre (ou parasurtenseur) – dispositif, lui, obligatoire – qui se place dans votre tableau électrique et à proximité des appareils les plus sensibles

(*) Message personnel : Benjamin Franklin n’est pas « mon oncle » ni un membre de ma famille mais c’est une des fiertés de Boston, une ville qui – comme le prénom de Benjamin – ne m’est plus complètement … « étrangère » !

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